Le marché de l’emploi Marocain

Subissant des crises économiques et des reformes administratives, le marché du travail au Maroc parvient à évoluer suivant une croissance prometteuse. Bien que le marché soit dominé par les offres provenant des entités institutionnelles, nombreuses entreprises privées commencent à investir dans les ressources humaines. Les secteurs comme le BTP, la distribution et les services ainsi que l’informatique incluant l’offshoring, affichent une hausse tendancielle et prévoient maintes embauches massives pour le dernier semestre de 2010.

La venue des multinationales à cause des opportunités économiques de la région ainsi que l’environnement politique et économique favorable à l’investissement ont pleinement contribué au développement du marché de l’emploi. Pourtant, d’un point de vue quantitatif, le marché marocain ne paraît pas assez satisfaisant aux yeux des hauts cadres qui préfèrent se livrer à une expatriation à Dubaï. La tentation d’immigration vers cet El Dorado s’apparente comme étant un fléau qui mine le capital humain marocain. En effet, la fuite de cerveau et de main d’œuvre est une des plaies de l’économie marocaine. Avec une population à majorité jeune d’une moyenne d’âge de 25 ans pour les hommes et de 27 ans pour les femmes, le Maroc regorge des ressources compétentes, aptes à renforcer l’essor économique du pays. Les statistiques indiquent que la population active compte pour 65,7% de la population totale alors que le taux de chômage parvient à un pourcentage de 9,1% en 2009.

Plus de la moitié de la population active vit en ville. Les offres d’emploi dans les milieux ruraux demeurent relativement bas pour résorber toutes ces ressources alors que les offres en milieu urbain requièrent compétences et expériences, en sus d’une concurrence draconienne. Maroc est réputé pour ses réussites agricoles avec des récoltes records parmi les pays de la région d’Afrique du Nord. Cela n’empêche pourtant pas les paysans d’immigrer vers les villes, renforçant encore la concurrence dans les recrutements. En procédant à des comparaisons du Maroc aux autres pays voisins, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, il s’avère que les procédures administratives en matière de recrutement y sont 4 fois plus difficiles et plus lourdes par rapport aux autres.

Des reformes ont été apportées en 2008 et leurs effets commencent à peine à être perceptibles. Pour illustrer, le recrutement en ligne commence à percer au Maroc grâce à l’ouverture de plusieurs portails numériques destinés à servir une clientèle marocaine et européenne. Une des particularités du marché de l’ réside dans la sélection basée sur le résultat. En effet, les candidats ayant déjà prouvé leurs aptitudes à assumer les responsabilités du poste dans des fonctions antérieures seront privilégiées par rapport aux nouveaux diplômés bien que ces derniers disposent des qualités et des potentiels requis pour le poste à pourvoir. Le marché du travail marocain est aussi marqué par une importance des ruptures des contrats d’essai. Plusieurs facteurs interviennent dans ce phénomène. Par ailleurs, la tendance veut que les employés acceptent des contrats qui ne leur conviennent pas en attendant de trouver mieux.

De nombreux jeunes pensent également à monter leur propre affaire car l’obtention des prêts au Maroc paraît intéressant et la création d’entreprises peut s’effectuer suivant des procédures allégées avec des coûts amoindris par rapport aux autres pays de l’Afrique du Nord. De plus, travailler au Maroc est souvent perçu comme étant plutôt contraignant car les conditions de travail, y compris les horaires, paraissent plus sévères que chez les autres pays frontaliers.

Emploi Maroc, internet face aux autres médias

Le recrutement en ligne s’impose davantage au Maroc comme la procédure la plus économique et allégée en matière de gestion des ressources humaines. Environ 200 000 nouveaux diplômés entrent dans le monde du travail chaque année et plus de trois quart d’entre eux privilégient l’Internet pour trouver un emploi stable à rémunération satisfaisante. Le temps de la domination des méthodes traditionnelles n’est pas encore révolu mais l’on perçoit d’ores et déjà que la tendance suit le cours des procédés proposés par les nouvelles technologies de la communication et de services de professionnels.

D’une manière plus concrète, ils incluent les services des cabinets de recrutement et les sites spécialisés ainsi que le recours aux services des chasseurs de tête. Les sites spécialisés en recrutement foisonnent et les jeunes commencent à donner priorité à cette nouvelle pratique à cause de sa facilité et de sa rapidité incomparable. Avec un taux élevé en termes de connexion internet à haut débit dans les grandes villes, le e-recrutement séduit la population active car cette méthode leur permet de trouver de nouvelles opportunités auxquelles ils n’ont pas accès à partir des moyens traditionnels comme la radio ou les journaux. Ces deniers supports affichent des annonces pourvoyant des postes assumés par des techniciens. Les postes nécessitant une importante main d’?uvre sont proposés en abondance, selon les saisons via les méthodes classiques.

Les grandes boîtes nationales ou filiales de multinationales implantées au Maroc privilégient les sélections à partir des bases de données d’universités et de grandes écoles prestigieuses. En effet, les universités proposent un partenariat avec les grandes boîtes de la région. La collaboration entre les entités concerne généralement la prise en charge des stagiaires désireux de pratiquer leurs acquis dans un environnement professionnel. Ces stages leur permettent de se familiariser avec ce nouveau monde et parviennent à l’intégrer complètement pour signer un contrat à durée indéterminée plus tard. Le recrutement peut aussi passer par les responsables des services aux étudiants qui mettent en relation les candidats et les recruteurs. Les lauréats des grandes écoles peuvent passer par les recrutements en ligne mais en réalité, ils sont « chassés » par les entreprises privilégiant les candidatures nationales.

Les entreprises prennent part aux forums d’universités pour détecter des bons éléments susceptibles d’étoffer leur capital humain. Les nouveaux ingénieurs issus des instituts de prestige n’attendent pas beaucoup de temps pour embrasser une carrière professionnelle de longue haleine dans les grandes entreprises marocaines. Par ailleurs, la méthode du bouche à oreille fonctionne au Maroc, que l’information passe à travers un réseau physique ou un réseau virtuel. Les réseaux physiques sont utilisés pour les métiers simples, peu rémunérateurs et techniques. Les agences de recrutement lancent leurs prestations à travers ces réseaux physiques pour disposer de mains-d’oeuvre à envoyer en Europe, spécialement en Espagne pour les travaux agricoles.

Le recours aux réseaux virtuels sont de plus en plus indiqués pour dénicher des postes auprès des grandes boîtes. La cooptation et la recommandation représentent également des moyens privilégiés au Maroc. Ils permettent de promouvoir des postes de direction, des tops managers et les postes de cadres moyens. Le secteur public utilise également les annonces sur la Toile pour recruter leurs collaborateurs. Avec une population d’environ 31,6 millions, un taux d’alphabétisation de 52,3% et une durée d’études moyenne de 10 ans, le Maroc compte parmi les pays à revenu moyennement faible si l’on le procède à un ranking avec tous les pays du monde.

Devenir indépendant ou Freelance au Maroc

Comme dans n’importe quel pays, le statut de travailleur indépendant séduit de plus en plus les actifs au Maroc. Ici non plus, l’on n’a pas échappé à la tendance générale de vouloir travailler autrement. De nombreuses raisons peuvent sous-tendre la décision d’exercer en tant que freelance. La recherche d’une meilleure qualité de vie, tant du point de vue économique que personnel et relationnel, se retrouve souvent derrière le choix.

Être indépendant, au Maroc ou ailleurs, c’est se donner les moyens de mettre ses compétences au service de projets qui nous intéressent réellement. Un des grands principes de l’activité indépendante réside, en effet, dans le fait que l’intéressé prospecte lui-même ses clients. Il trie, selon sa disponibilité et ses affinités avec un domaine donné, le projet sur lequel il va s’investir.

Ailleurs, il faut se rappeler que l’autonomie est un atout essentiel qu’il faut développer et affiner chaque jour, pour survivre dans l’univers du freelance. Au Maroc, ce ne sont pas les opportunités qui manquent. L’idée est de savoir où les trouver, mais aussi se constituer un profil suffisamment alléchant pour attirer les donneurs d’ordre. Car une chose est sûre, le nombre de personnes qui sont à la recherche de clients-mandants est en nombre croissant. Après s’être assuré que l’on a des compétences suffisamment solides et vendables, l’on peut simplement s’inscrire sur les sites dédiés à l’emploi indépendant.

C’est en tout cas le moyen le plus simple de se faire repérer par les sociétés qui ont des missions ponctuelles à offrir. L’astuce à ne pas oublier, donner le maximum de détails possible dans le CV, en axant principalement le document sur les prestations que l’on a déjà fournies et pour qui elles ont été exécutées. Les propositions de services assorties de références sont toujours plus engageantes que les autres. Question de procédure, il faut savoir que le statut n’échappe pas à quelques exigences législatives. Il est essentiel de déclarer son activité aux administrations de tutelle. Le futur indépendant a le choix entre la création d’une Sarl et l’inscription au registre de commerce, en tant qu’employeur individuel.

Il est utile de souligner que la deuxième option est la plus conseillée. Pour ce faire, quelques étapes incontournables. En premier lieu, fournir une adresse professionnelle qui, dans la majorité des cas, sera l’adresse de résidence même de l’intéressé. Il faudra ensuite demander une immatriculation fiscale, très utile dans l’établissement des factures. Sans oublier de s’inscrire au rôle des patentes. La création de Sarl demande déjà un peu plus d’exigences. Pour commencer, il vaut mieux avoir un compte en banque assez fourni, car 10 000 DH est le montant minimum à constituer en capital. Outre l’inscription au registre des commerces, l’indépendant sera tenu d’enregistrer le statut de sa société, après s’être acquitté de la tâche de sa rédaction. Bref, les personnes qui sont assez fâchées avec la paperasserie feraient vraiment mieux de choisir la première option. Mais cela ne veut surtout pas dire que l’on peut renier ses responsabilités. Comptabilité régulière, déclaration trimestrielle de TVA, déclaration annuelle des revenus imposables sont autant de démarches qu’il ne faut pas négliger.

Le principal avantage d’exercer en tant qu’indépendant au Maroc réside maintenant dans le fait que les rétributions seront évidemment plus consistantes. L’indépendant étant un collaborateur qui coûte nettement moins cher à l’entreprise que les permanents. Une meilleure maîtrise de son temps figure aussi parmi les avantages partagés avec les autres indépendants des autres pays. L’atout principal d’être un indépendant au Maroc réside enfin dans le fait que de plus en plus de donneurs d’ordre internationaux cherchent leurs mandataires dans ce pays. Pour l’indépendant, de telles références sont toujours payantes, à plus ou moins long terme. Et il ne faut pas perdre de vue qu’un profil d’indépendant chevronné est souvent un précurseur de créateur d’entreprise qui maîtrise le marché.

Les réseaux sociaux et la recherche d’emploi

Le réseau social tel qu’il est couramment défini est un support de communication qui permet à des internautes de différents pays de lier connaissance et de tisser des liens. Si les liens amicaux ou autres priment dans un premier temps, les relations professionnelles sont elles aussi plus simples à trouver avec un peu de jugeote. Viadeo constitue une adresse de référence pour les recruteurs souhaitant du personnel de qualité. Comptant près de 6,5 millions de membres, cette adresse facilite grandement la divulgation des demandes d’emploi.

Viadeo étend son réseau dans de nombreux pays du monde comme la Chine, la France, l’Angleterre, l’Italie, l’Espagne ou encore le Mexique. Le site est leader dans sa catégorie grâce à un espace simple et proposant des applications fonctionnelles. Viadeo propose d’une part les pages destinées aux recruteurs et d’autre part l’espace réservé aux personnes postulantes. Diffusion d’annonces, affichage sur tableau de bord, tri par catégories ainsi que d’autres services facilitent la recherche d’emploi sur ce portail. L’enregistrement de mots clés pertinents et clairs pour accéder à sa page de job board est essentiel pour être visible aussi aisément que possible. Facebook offre également la possibilité de développer le réseau professionnel grâce à des fonctionnalités très pratiques comme le Business Cards, l’enregistrement d’un profil détaillé ainsi que l’application Easy CV. Dans ces réseaux on commence à avoir une grande communauté des internautes marocains, intéressé par le partage des expériences ou la prospection du marché d?.

Avec 20 millions de membres de part le monde, le demandeur d’emploi bénéficie de chances intéressantes de tomber sur une proposition adaptée à ses désirs. Les comptes de DoYouBuzz sont réputés pour leur efficacité de par la marge de liberté importante laissée aux diffusions d’annonces. Ce réseau social professionnel permet aux postulants de composer des CV personnalisés en tout point, apportant s’il le faut plus d’originalité aux offres que sur les autres sites du même genre. LinkedIn pour sa part jouit d’une bonne réputation en étant présent dans près de 120 pays. Les prestataires, les recruteurs ou les employeurs eux-même font souvent appel à ce portail ouvert sur l’emploi et dirigé par l’Association Pour l’Emploi des Cadres. En s’enregistrant sur ce réseau professionnel, le demandeur d’emploi bénéficie d’une visibilité sur l’ensemble du site avec notamment un aperçu direct des personnes en relation avec l’offre proposée si elles font partie de la communauté LinkedIn.

Les avantages de faire appel aux réseaux sociaux professionnels sont nombreux autant par la popularité du réseau choisi que par la pertinence du message à faire passer. Le premier point fort du réseau social est de pouvoir retrouver des connaissances perdues de vue. Anciens amis, anciens collègues et autres forment en quelque sorte un nouveau milieu dans lequel prospecter avec l’espoir de tomber sur une belle opportunité. Le réseau social apporte ainsi une nouvelle ramification au terrain de recherche de l’emploi par le biais des connaissances d’autrui. Le carnet d’adresses s’en voit enrichi de même que les perspectives de réussite.

Pour l?internaute marocain qui recherche son emploi au Maroc c?est une très bonne piste à ne pas négligé de rechercher un emploi en s’inscrivant sur un réseau social professionnel offre notamment la possibilité de se rendre plus visible que ce soit par les rencontres effectuées que par ses propres activités sur le site concerné. Nombreux sont les demandeurs d’emploi qui décident de se lancer dans un blog pour y soumettre leurs propositions de services, leurs attentes et pourquoi pas leur parcours professionnel détaillé. Le blog personnel tient lieu alors de véritable plate-forme de communication entre la personne qui publie ses données et celles qui les consultent.

Les Secteurs qui recrutent au Maroc

Les secteurs créateurs d’emplois au Maroc sont entre autres l’informatique, le BTP, la stratégie relationnelle et le tourisme. Dans le domaine de la stratégie relationnelle, les centres d’appel sont très courants au Maroc. Le marché connaît une constante croissance depuis près d’une dizaine d’années. Plus d’une cinquantaine de centres d’appel se trouvent au Maroc. Ils proposent des emplois offshore apportant des revenus considérables aux employés. Les call-centers délocalisent les activités de service client et de démarchage de clients en raison des avantages fiscaux que le pays permet. Plus de 10 000 postes ont été pourvus et ce chiffre ne cessera sans doute pas de monter en flèche avec le développement de ce système de communication commerciale. Les centres d’appels rapportent beaucoup tant au pays qu’aux sociétés qui s’y consacrent. Ils attirent les jeunes surtout, mais aussi les moins jeunes de par les avantages sociaux qu’ils proposent et le salaire intéressant. S’agissant du secteur du Bâtiment et Travaux Publics ou BTP, il constitue une importante ressource économique au Maroc. Ce domaine d’activité ne cesse de progresser grâce à la multiplication des ouvertures de chantier pour la mise en place d’infrastructures impressionnantes dans le pays tant dans le domaine de l’habitat que dans la branche routière. Ce domaine est porteur pour les marocains puisqu’il fournit des emplois à plus de 20 000 personnes en un semestre et note une croissance constante de 9,3%. Toutefois, le secteur manque actuellement de main-d’?uvre. Les employés compétents ne sont pas en nombre suffisant par rapport aux offres d’emplois. Parlant du tourisme, le Maroc est un pays qui présente un charme particulier attirant un bon nombre de vacanciers européens. De par ses atouts touristiques, il peut générer beaucoup d’emplois. Une stratégie globale adoptée en 2010 vise d’ailleurs à donner plus de 600 000 emplois aux marocains dans le domaine du tourisme. Non seulement ce secteur verra une grande ouverture pour l’emploi mais d’autres secteurs s’y rattachant peuvent également en bénéficier. Par exemple le transport. En effet, les infrastructures hôtelières qui accueillent les millions de touristes n’ont aucune raison d’être si les moyens de transport qui iront concourir à les déplacer ne sont pas en place. Il est donc nécessaire de créer des emplois dans ce milieu. Atteindre cet objectif est un vrai défi dans la mesure où la qualification du personnel est déficitaire. Heureusement, plusieurs établissements de formations ont été mis en place afin de pallier au problème. En outre, le tourisme marocain n’a pas été affecté par la crise mondiale donc il est favorable à la création d’emploi. L’informatique est un secteur clé favorisant la création d’emplois au Maroc. Pour Internet par exemple, plus de 7 millions de personnes se connectent sur la Toile dans ce pays. Selon des sondages, ce chiffre est constitué de près de 80% des diplômés de l’enseignement supérieur. Plusieurs métiers offshore dépendent de l’utilisation d’Internet. La Toile peut également fournir du travail à bon nombre de gens, rien que pour l’entretien des sites de société. D’après une étude, 40% des sociétés disposent d’un site web dans le pays. Aussi, les emplois à pourvoir dans ce domaine sont nombreux. Par contre, l’utilisation massive des technologies de l’information et de la communication génère aussi beaucoup d’emplois. De nouveaux métiers viennent pour administrer les réseaux, réparer les pannes informatiques ou encore administrer les sites Internet. L’informatique est encore en pleine expansion au Maroc, il peut générer plusieurs milliers d’emplois en quelques temps. Ces secteurs ne sont pas les seuls à pourvoir des emplois par milliers, plusieurs autres domaines peuvent aussi en générer dans le pays.

Décrocher son premier emploi

Nombreuses sont les offres d’emploi proposées au Maroc en particulier dans le secteur privé. Cependant, dans un monde concurrentiel et un contexte économique plus difficile, les recruteurs deviennent de plus en plus exigeants sur le choix des profils. Les jeunes diplômés doivent, d’une part exceller dans leur domaine et savoir se faire vendre d’autre part. Avant de procéder au dépôt de candidature, il est essentiel de définir un plan professionnel.

Ce projet consistera à déterminer ses points forts, le poste désiré et ce que l’on souhaite dans un avenir proche ou éloigné. Une meilleure mise en place de son projet professionnel aide à mieux préparer ses arguments devant les recruteurs. La recherche d’emploi doit démarrer une fois les études en salles terminées. Cette recherche immédiate permet de limiter ses tentations de vouloir se reposer pour une bonne période. Actuellement, le marché de l’emploi marocain subit des perturbations dues non seulement à la crise économique mondiale mais également à la mondialisation. La période de recherche quasiment longue peut être vécue difficilement par les jeunes étudiants.

Cependant, cette situation n’a rien d’alarmant. Il suffira de bien organiser son emploi du temps pour aboutir à son but. La première chose à effectuer sera de consulter toutes les offres d’emploi proposées dans la presse, sur les portails en ligne des entreprises ou sur les sites consacrés aux annonces. La rédaction du CV exige une certaine rigueur, notamment sur la description de son parcours. Les recruteurs préfèrent les candidats polyvalents dotés de plus d’expériences. Ainsi, le CV pourra être garni d’expériences acquises durant les périodes de relâche. Les arguments à adopter dans la lettre de motivation devront solliciter un entretien de la part des recruteurs.

L’utilisation des mots concis et en relation avec son profil est donc recommandée. Un bon suivi de sa candidature sera essentiel une fois les dossiers déposés. Le jeune diplômé pourra relancer régulièrement l’entreprise par téléphone ou en envoyant des emails. Le chercheur d’emploi devra profiter des opportunités qui lui seront présentées vu que la majorité des entreprises revoient à chaque fois leurs techniques de recrutement.

La plupart des employeurs ayant déjà l’habitude de recruter savent détecter les personnalités lors du premier entretien. Il est donc conseillé de cadrer ses personnalités avec la culture de l’entreprise. Pour ce faire, l’on pourra s’informer sur la compagnie avant l’entrevue afin de connaître leurs habitudes et leur culture. La meilleure technique pour réussir son entretien sera de surprendre son interlocuteur par ses compétences, ses connaissances générales et par sa volonté de se mettre au service de la société. Sur deux candidats présentant le même profil, les recruteurs ont souvent tendance à préférer le candidat plus communiquant et plus dynamique.

Le jeune diplômé devra opter pour une personnalité plus ouverte pour réussir. L’aptitude à travailler en groupe constitue également un point important à avancer durant l’entrevue. Le fait d’avancer ses projets pour l’entreprise est un outil très opérant pour impressionner le recruteur sans pour autant avancer des buts irréalisables. Le candidat doit rester réaliste durant l’interrogation et se limiter uniquement dans son domaine de compétences. La manifestation de ses intérêts vis à vis de la compagnie demeure un point non négligeable. Cette volonté de travailler pour l’entreprise peut être détectée durant le discours, notamment sur la manière de s’exprimer. La tenue vestimentaire permet, en outre, de convaincre le recruteur de sa détermination. Le port d’un costume et d’une cravate de couleur sombre est très indiqué aux jeunes hommes. Les femmes pourront opter pour un tailleur pour un style plus élégant. Les pantalons ou les jupes trop courtes seront à éviter.

Développement de E-recrutement au Maroc

Internet est le moyen de communication par excellence du troisième millénaire. Il est possible de tout y trouver en un rien de temps. Les gens sont souvent plus à l’aise à pianoter sur leur clavier en différentes circonstances et ce, même pour rechercher un emploi. D’ailleurs, postuler sur Internet ne demande que deux temps trois mouvements. Il suffit d’arriver à trouver l’offre qui correspond le plus à son profil et de poster son dossier de candidature, que les employeurs obtiendront immédiatement.

Le e-recrutement est non seulement bénéfique pour les chercheurs d’emplois mais il l’est également pour les employeurs. Il permet un recrutement rapide et évite les dépenses en publication d’offres. En plus de permettre la publication d’une offre, la location d’un espace entreprise sur Internet permet de bénéficier de conseils et de l’assistance des collaborateurs du site de recrutement. Ces derniers utilisent leur expertise pour l’embauche des meilleurs candidats. Le marché de l’emploi sur le territoire marocain est en pleine croissance grâce au e-recrutement. Une multitude de sites Internet et de portails destinés à l’emploi connaissent un développement exponentiel au Maroc. Les entreprises l’utilisent pour recruter les jeunes diplômés et les cadres, les principaux adeptes de la technologie de l’information et de la communication.

De plus en plus de personnes y ont d’ailleurs recours pour rechercher un emploi. Une moyenne mensuelle de un million de visiteurs et quelques est enregistrée chez les trois principaux sites privés marocains destinés au recrutement en ligne. Ce chiffre laisse imaginer une croissance en flèche encore en perspective du e-recrutement puisque selon des sondages, plus de 7 millions de marocains se connectent quotidiennement sur la Toile. Il y a deux ans, ce chiffre était à 6 millions. La tendance du e-recrutement s’accorde avec les profils les moins courants sur le marché de l’emploi marocain et paradoxalement aux profils en pleine expansion. Il s’agit notamment de la banque, de l’assurance, du BTP et de la distribution. Les trois principaux sites de recrutement marocains recensent quelque 400 000 demandeurs d’emploi contre 1 700 entreprises qui émettent des offres. Le e-recrutement sert de plate-forme réunissant les acteurs du recrutement. D’après une enquête effectuée par un cabinet de recrutement, 96% des gens optent pour Internet en tant que mode de recrutement favori. Le recrutement par le biais de ce moyen de communication du troisième millénaire a encore un grand avenir devant lui malgré son présent développement.

Le milieu offshore présente des métiers d’avenir qui promettent un développement croissant pour l’économie du pays. L’offshoring est l’un des axes stratégiques que le gouvernement marocain a choisi pour développer le pays. L’offshoring est la délocalisation des services en raison d’un plan fiscal avantageux ou d’un savoir-faire pointu. Le service délocalisé le plus connu dans le pays est celui des call-centers. Mais l’on attend incessamment l’émergence des services financiers, les services d’assistance Internet ou encore les services servant à développer des logiciels. Le e-recrutement s’attellera prochainement à promouvoir ces métiers. Selon les remarques des utilisateurs, les sites de recrutement présentent souvent les métiers offshore plus que les classiques.

Ceci est dû au fait que l’entreprise qui recherche ses futurs collaborateurs peut opérer son recrutement à distance. Le système d’emploi offshore est bénéfique pour les marocains puisqu’il fournit un nombre conséquent d’emplois à rémunération intéressante. Il permet aussi un développement intéressant du e-recrutement au Maroc. Le e-recrutement n’en est pas encore à son apogée actuellement. Il est en train de monter en flèche chez les marocains. Il est le meilleur outil de mise en relation des employeurs avec leurs collaborateurs au Maroc en ce moment et pour les prochaines années également.

Les secrets d’une bonne candidature

Les secrets d’une bonne candidature se trouvent dans un Curriculum Vitae et une lettre de motivation bien rédigés. Outre les formations de base, il faut savoir adopter une méthode d’approche spéciale pour arriver à se démarquer des autres postulants. Le CV est le premier lien entre l’entreprise et le candidat. Le chercheur d’emploi doit y mentionner le bilan professionnel qui relate son parcours, ses expériences ainsi que ses compétences. Ce sera plus facile, par la suite, de déceler les offres d’emploi qui seront les mieux adaptés à son profil. Il faut savoir attirer l’attention, se mettre en valeur, se différencier et surtout prouver ses mérites. Le CV doit être de plus authentique, facile à lire, structuré et clair. Plusieurs rubriques de base doivent obligatoirement paraître dans ce document, tels l’état civil qui renseigne sur le nom, le prénom, la situation matrimoniale, l’adresse, le numéro de téléphone, l’adresse e-mail et l’âge.

La rubrique mentionnant la fonction comprend le poste que le candidat souhaite occuper. Poursuivre avec la rubrique formation, un chapitre qui relate les diplômes et autres certificats obtenus. Les dates d’obtention de ces derniers doivent également y figurer. Il ne faut pas faire l’impasse sur les acquis professionnels et les domaines de compétence comme l’informatique et les langues. Il en est de même pour les attributions et expériences antérieures. Terminer par les centres d’intérêts qui permettent à l’examinateur d’apprécier les caractéristiques de la personnalité. Il faut savoir qu’il n’y a pas un CV pour tous les postes, ainsi, il doit être rédigé suivant les exigences de chaque proposition. La règle d’or d’un bon CV c’est qu’il est impératif de respecter autant le fond que la forme. Les inspirations pour l’emploi désiré seront exprimées dans la lettre de motivation. Le texte ne doit pas excéder une page et doit avoir une présentation soignée, les fautes d’orthographe sont impardonnables.

Il faut être bref en structurant des phrases courtes. Commencer par mettre le nom et l’adresse de l’intéressé en haut à gauche. Ensuite, mentionner les noms et les coordonnées du destinataire suivis du lieu et de la date, en haut à droite. L’objet de la missive précède la référence de l’offre. La civilité est là pour préciser si la lettre s’adresse à un monsieur ou à une dame. Pour le corps de la lettre proprement dit, il doit être accrocheur en parlant des qualités de l’entreprise d’accueil. Par la suite, il est conseillé de donner une image positive de soi en évoquant les atouts personnels. Ne pas hésiter à vanter ses aptitudes qui correspondent exactement au secteur d’activités ainsi qu’au poste. Dans la conclusion, le but est de susciter l’envie du futur employeur à donner une suite et à organiser un entretien d’embauche, de préférence dans un délai assez court. Éviter l’emploi abusif de la première personne du singulier et la familiarité, mais également avoir de l’assurance dans la rédaction peuvent être un plus. La formule de politesse doit être sobre et jamais banale. Pour décrocher un emploi, il n’est pas nécessaire d’attendre les offres qui apparaissent sur le marché du travail.

L’avancée de la technologie permet actuellement d’anticiper les propositions. Il existe plusieurs sites qui proposent aux personnes désirant trouver un travail, un dépôt gratuit de dossier de candidature sur leur interface. Des millions de recruteurs visitent chaque jour ces espaces virtuels pour dénicher la candidature idéale. L’existence d’une palette importante d’offres d’emplois portant sur divers secteurs est un grande avantage pour les postulants. Il est facile de consulter directement la liste des entreprises qui embauchent dans votre domaine de prédilection, leurs conditions ainsi que le profil exact qu’elles recherchent.

L’offshore réussit bien à l’emploi marocain

Le concept de l’offshore réussit bien à l’économie marocaine. Rien que le marché du système d’information français pourvoit quelque 3000 emplois pour le pays. La qualité des prestations fournies, jusqu’ici, permet au Maroc d’envisager une embellie à l’horizon 2011, puisque le chiffre atteindra les 8000 personnes employées. Divers secteurs d’activité sont concernés.

Les call-centers destinés à la prise en charge de clients hispanophones fleurissent par exemple, à Tanger. Ailleurs, ce sont des prestations de pilotage de plate-forme informatique qui sont assurées par des collaborateurs marocains. Mais l’offshore peut aussi concerner la production de biens. Ainsi, une des aventures les plus passionnantes de l’offshoring en territoire marocain commence, lorsque l’un des plus grands constructeurs automobiles français y lance un ordre de production de certains modèles. Il est vrai que face aux exigences recherchées par les investisseurs, dans le cadre de la délocalisation, le Maroc a toujours su jouer ses meilleures cartes. Pour rappel, le concept de l’offshore se développe à partir du moment où des sociétés implantées dans les grands pays industriels étaient à la recherche d’un moyen d’optimiser leur productivité à un coût moindre.

L’offshoring s’impose comme une réponse évidente. Le concept étant de faire exécuter le travail par des pôles de compétence recrutée dans des pays où elle reviendrait moins cher, en terme de charges. Fort justement, le Maroc présente de fortes potentialités dans ces deux aspects. Le pays possède les compétences requises pour les tenants des travaux à assurer et la politique fiscale portant sur la rémunération des employés reste attractive. Et mis à part le fait que le français y est parlé, le Maroc déploie encore d’autres atouts que les investisseurs n’ont pas manqué de noter. En effet, le pays figure à la liste des « Peer group ». Ce dernier inclut les destinations de délocalisation les plus avantageuses, étant donné leur proximité, par rapport à l’Europe et les États-Unis. D’un autre côté, le Maroc séduit avec la force de l’évidence les donneurs d’ordre, par la stabilité économique et politique qui lui est connue. En termes d’économie en particulier, l’univers marocain constitue un tremplin à larges opportunités.

Le pays dispose des infrastructures nécessaires pour promouvoir les activités des donneurs d’ordre, mais ce qu’il y a de plus intéressant dans le cas de l’offshoring au Maroc, c’est que ce dernier en profite réellement pleinement. Le développement de l’offshore impacte doublement sur l’économie marocaine. D’un côté, le nombre d’emplois créés par la spécialité ne cesse de croître. De l’autre, la connaissance de cette opportunité joue comme une motivation de plus aux efforts du pays de se mettre à niveau. La construction d’infrastructures supplémentaires est pensée, en vue de se constituer une image encore plus valorisante, par rapport aux prospecteurs. Cela ne peut qu’être d’abord favorable aux indigènes.

Conscient qu’il possède de véritables aimants, pour attirer les investisseurs, le marché marocain de l’offshore n’est pas non plus parti pour dormir sur ses lauriers. Afin de fournir des prestations encore plus performantes, les initiatives locales ont pris le parti de formaliser le secteur. La création d’un cycle d’étude dédié à la préparation aux métiers de l’offshore en est la preuve. C’est dire à quel point l’offshoring touche profondément le secteur de la production dans ce pays de la Méditerranée. Dans le sens positif du terme. Avec l’offshore, le Maroc ne tire pas que des avantages économiques et partant, sociaux. Il a su dompter toutes les opportunités offertes par cette manne, ayant eu l’intelligence d’en faire un moteur indéniable de développement.

Mise à jour le 16-02-2012
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